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4 janvier 2010

Un dernier Adieu pour Lhasa de Sela.



6h40. Les informations mettent un terme au fil ininterrompu de mes cauchemars: cette nuit encore n'aura pas été des plus reposantes. Je me demande toujours d'où sortent certains de mes mauvais rêves: un tsunami dévastant un poste avancé de l'armée a t'il vraiment un sens dans ma vie quotidienne? Les méandres de l'esprit sont parfois bien difficiles à suivre.

Les nouvelles de ce matin m'ont portée un coup dur: j'ai appris que Lhasa de Sela était morte le premier janvier dernier, des suites d'un cancer du sein, à l'âge de 37ans. Déjà, j'ignorais qu'elle était malade, alors le choc fut grand d'apprendre qu'elle était passée de vie à trépas aussi brutalement. En outre, 37ans est tout de même bien jeune pour succomber à un cancer du sein! Certes, la maladie demande rarement nos cartes d'identité avant de frapper mais il n'empêche que cela paraît toujours plus injuste lorsque la victime n'a pas atteint la moitié de l'espérance de vie générale.

J'ai découvert Lhasa grâce à mon frère, il y a quelques années de cela. Je ne suis pas, à vrai dire, une bonne référence dans les arts, quels qu'ils soient, mais j'aimais beaucoup son style de musique. Les médias parlaient souvent de musique métisse, à l'image de ses origines mexicano-américaines. Mon frère avait coutume de dire qu'elle avait une voix vibrante qui résonnait en nous pour venir chercher notre côté émotionnel. Il est vrai que sa musique me plonge toujours dans une étrange nostalgie.

Lhasa venait de sortir un disque en anglais, en avril dernier, et elle avait entamé une tournée lorsque sa maladie, déclarée deux ans plus tôt, a pris le dessus sur sa volonté. Elle dut alors interrompre son voyage mais rien n'y fit. Elle nous quitte donc, comme beaucoup d'artistes de talent, au sommet de son art. Salut à toi, Lhasa de Sela.

27 février 2009

Examen de nervosité.

Jour J. Enfin, pas aujourd'hui: hier soir. Et puis ce n'était plus vraiment un jour "J" pour moi mais plutôt pour les amis que j'allais supporter. Qu'à cela ne tienne: hier, jeudi 26 février, j'ai assisté à l'examen de Kung Fu!

Qu'en dire? Il s'est déroulé, à peu de choses près, comme je l'imaginais. Trois juges devant toi épient chacun de tes mouvements pour déceler les potentielles erreurs, tandis qu'un public silencieux suit tous tes gestes derrière toi. La tension est palpable et, bien que je ne présente pas d'examen, je sens mon rythme cardiaque s'accélérer. Mes amis entrent en scène: leurs mouvements sont rapides et bien posés. En toute objectivité, ils sont les meilleurs des niveaux 2 présents ce soir....Ils reviennent encore à trois reprises devant le jury pour passer les différentes épreuves: forme à 2, arme, combat libre. A chacune de leurs apparitions, je sens mon ventre devenir pierre et tout mon corps est tendu vers la scène. Je me surprends même, parfois, à leur envoyer des bulles de lumière...

-"Gné? Des quoi?"

Des bulles de lumière...oui je sais. Ce doit être l'influence de ma maman: il ne faut pas le lui dire! Curieusement, j'ai pris cette habitude de visualiser une atmosphère d'énergie positive que je transférerais de mon propre corps vers ceux que je veux aider. Rien que de l'écrire, je sens la partie cartésienne de mon esprit qui se hérisse... Bon, si on y pense bien, c'est un peu comme le Chi Qong. Ou pas. En tout cas...

Pour en revenir à nos ovidés, à 23h, les épreuves achèvent. Tout le monde est soulagé et des commentaires commencent à fuser de part et d'autres sur les performances de chacun. Je songe alors que j'aurais sûrement été très nerveuse si j'étais passée aujourd'hui et j'ignore si j'aurais pu surmonter mon angoisse ou si j'aurais cumulé les erreurs. A vrai dire, je me demande si tout cela n'a pas un lien avec cette gêne encombrante dont j'avais fait état dans mon billet Maladresse de corps et d'esprit. En clair, si cette nervosité ressentie en permanence auprès de personnes que j'admire, d'une certaine manière, serait du même acabit que la timidité qui m'empêche de m'exprimer normalement. De fait, vaincre l'une et l'autre s'avère un vrai défi que je n'ai pas réussi à relever depuis des années.

Ne perdons pas espoir, cependant! L'horoscope me l'a prédit: je devrais pouvoir réussir à surmonter une grande difficulté pour en sortir grandie et prendre le chemin du succès. Alors, si Madame Soleil l'a dit...