12 avril 2010

Mexx ou une journée Mexxitante au Carrefour Champêtre de Bromont.

Hier, dimanche, le soleil était de retour. J'emploie les termes "de retour" parce que nous avons eu le bonheur de passer de 27° samedi dernier à du 7°, agrémenté de pluie en abondance, toute la semaine. Le fameux "chaud-froid" qui fait tellement de mal au moral... Bref, hier, journée ensoleillée, un thermomètre frisant les 10° Celsius (Rhôôôôô!) et un trajet en voiture Sherbrooke-Montréal ont merveilleusement coïncidé pour un arrêt-magasinage-de-vêtements-pour-Jules au Carrefour Champêtre de Bromont!

-"...Carrefour Champêtre?"

Oui, moi aussi je trouve très amusant de qualifier une mini-ville de boutiques en béton et d'enseignes clignotantes de "champêtre"... Lorsque j'étais enfant, ce terme signifiait: "relatif aux champs, en opposition à la ville." En clair, des paysages de nature et des champs à perte de vue. Alors, certes, j'en conviens, initialement, le terrain s'apparentait à des champs. Etrangement, cela dit, une fois que l'on a bâti un village complet d'édifices commerciaux, le côté "nature agréable" et " bon air de la campagne" se mue en "Zone d'activité commerciale-routes goudronnées et chars à perte de vue". Bref, un nom est un nom, après tout, tout est question de perception...

12h30: nous entrons dans ce petit "paradis champêtre". Très vite, nous nous sentons à Eurodisney, à la différence près qu'au lieu de manèges amusants, nous déambulons au milieu de magasins. Joie et surprise sans nom: un hôtel, ressemblant à s'y méprendre au château de la Belle au Bois Dormant, trône à l'entrée de ce dédale commercial. Au cas où, j'imagine, on ait envie de faire une fin de semaine en amoureux au coeur du capitalisme, magasinant en longueur de journée toute sorte d'affaires utiles et agréables. Genre une passoire chez Stokes ou un Jean chez Calvin Klein. Le paradis du magasin se targue d'être le lieu des "Fabric Outlet" (comprendre des magasins d'usine). Naïvement, Jules et moi pensions que les rabais fleuriraient comme le pissenlit dans les champs (admirez le côté champêtre de l'affaire! ^-^) car les produits sortaient directement de l'usine: que nenni, jeunes utopistes! Ce n'est point comme ça que l'on creuse un fossé entre les riches et les pauvres. L'idée, c'est de spolier le naïf (en l'occurrence, nous) et de l'essorer jusqu'au dernier cent. Pour ce faire, il suffit de mettre des dizaines de magasins ensemble, d'y poser, parfois, des tourniquets de vêtements affichant à leur sommet: "jusqu'à 30% de rabais", et de le remplir avec des articles non-soldés camouflés par LA vieillerie en solde. Mexx est le magasin professionnel dans cette tactique de malhonnêteté innocente... Appâtée par l'annonce du tourniquet, j'y pris une petite robe pour ma nièce (non, il ne faut pas pousser: je ne magasinais pas pour moi tout de même!) et, parvenue à la caisse, j'eus la surprise de constater que pas une cenne n'a été retranchée du prix initial. Mon petit côté Français prend alors le dessus et j'informe Madame-Caissière-Le-Sourire-Est-En-Option que l'étiquette du tourniquet où se trouvent ces robes indiquait clairement un rabais.

-"Ah non! Il est marqué "JUSQU'À 30% de rabais"! Il y a des articles en spécial mais pas celui-ci."

Je me permets de faire remarquer que ce n'est pas très honnête de glisser des vêtements non soldés sur un tourniquet d'articles en spécial, mais, un brin obtu, le cerbère de la caisse me rétorque à nouveau:

-"Il est marqué "JUSQU'À 30% de rabais"! Il y a des articles en spécial mais pas celui-ci."

Mince! Un androïde! Je me suis faite avoir! Il faut dire qu'ils sont vraiment semblables aux vrais humains: pas de sourire, un air bête et une propension à gourmander les clients comme des enfants de cinq ans, l'illusion est parfaite! 

Je l'ai déjà spécifié à quelques reprises, le magasinage, ce n'est pas ma tasse de thé. Avec de telles expériences, ce n'est pas près de changer. Finalement, Jules et moi sommes repartis avec un jeu roulette-shooters, acheté chez Stokes, le seul magasin à faire des rabais dans ce cadre champêtre, et des bobettes. Toujours ça de pris, me direz-vous...

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