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2 février 2010

Rentrée de la distraction!

Notez que j'aurais dû le voir venir. Je veux dire: à 9h30 hier matin, j'avais déjà atteint mon quota de bonheur quotidien en recevant ma convocation pour la visite médicale, indispensable pour l'obtention d'une résidence permanente. Après 9 mois depuis le dépôt de ma demande, se sentir aussi près du but provoque en moi un sentiment proche de l'euphorie hystérique. Bien évidemment, j'en ai oublié la dure loi du Juste-Milieu qui s'applique, pour tout Donald Duck qui se respecte, avec une égale mesure pour compenser toute joie par deux ou trois événements désagréables. 

La lente descente dans l'univers de la poisse a commencé lorsque, vers 17h55, j'entamais mon expédition vers l'UQAm et son dojo, désormais si cher à mon coeur. Rentrée du Kung Fu Uqamien! Après trois semaines d'absence quasi-totale d'exercices, si l'on excepte les glissades en luge et en bouées, je n'avais pas peu hâte de retrouver ces chers tatamis aux odeurs vivifiantes. Il ne me fallut pas longtemps, cependant,  pour constater que les atteindre relèverait de l'héroïsme: les bouchons sur St Denis, les files de bus en ligne arborant leur enseigne "spécial" en jaune clignotant, et les masses de gens attendant pour se comprimer à l'intérieur n'auguraient rien de bon quant aux métros. J'aurais du faire médium: ils étaient fermés pour cause de "panne électrique" sur toute la ligne orange, de Berri à Laval. Merveilleux. Prenant une profonde inspiration, je monte dans le bus avec probablement la totalité de la population Montréalaise, tant nous sommes serrés les uns contre les autres. Devant me tenir quelque-part, je m'accroche à un poteau entre deux compagnons d'infortune. Comme la promiscuité, sans doute, n'était pas suffisante pour nous mettre mal à l'aise, l'un de mes deux voisins entreprend de cruiser peu subtilement la jeune fille de l'autre côté de mon bras. J'hésitai un instant à retirer ma main et à préférer perdre mes dents de devant en heurtant une vitre plutôt que d'entendre ce grand échassier pavoiser et roucouler sans grand esprit.

Une heure quinze plus tard, nous avions franchi la même distance que si j'avais été à pieds et j'avais déjà vingt minutes de retard sur le début du cours. Qu'à cela ne tienne! J'avais prévu de rester jusqu'à 22h ce soir. L'ennui de la poisse, c'est que lorsqu'elle se réveille, elle aime bien faire son nid: voulant pénétrer dans l'enceinte du centre sportif, je m'aperçois avec horreur que je n'ai pas mon porte-feuille. J'appréhende sa disparition, sans tambour ni trompette, dans le périple du bus. Après tout, je n'avais pas eu à m'en servir, dans cette cohue générale. Je n'y peux rien dans cette entrée du centre sportif et je suis en retard: je laisse un message à Jules pour qu'il regarde si je ne l'ai tout simplement pas laissé en vacances à la maison et me rue dans le Dojo. Il ne me faut pas longtemps pour sentir le manque criant d'exercice des trois dernières semaines. Ce n'est que lorsque ma tête se mit à tourner avec plus de rapidité que si j'avais descendu une bouteille de vodka en une heure que je me rendis compte que j'avais oublié de goûter. Piteusement, après à peine une heure quinze de Kung Fu, je dus battre en retraite et regagner mes pénates.

Finalement, je finis par retourner la maison en vain à la recherche de mon porte-feuille: je désactivai mes cartes bancaires, histoire d'éviter que leur disparition ne serve à financer un voyage aux Bahamas à  un quelconque quidam. Puis, le tout accompli, je pus ainsi découvrir avec horreur, l'instant d'après, dans une des maisons des chats, l'objet disparu, parfaitement sain et sauf.... Parfois, je me fatigue moi-même! ^-^

24 mars 2009

STM: des transports destinés aux médiums.

Mardi matin: jour idéal pour me rappeler que je suis française. Je peux donc râler en toute quiétude puisque, de toute manière, il paraît que cette caractéristique venait avec la carte d'identité tricolore! L'objet de ma vindicte est, j'en conviens, sans grande importance, au regard de la détresse des ours polaires et de la déforestation en Amazonie, mais il s'avère malgré tout très désagréable. Voici une mise en situation:

Hier soir, jour de Kung Fu. Quelque peu patraque, et en retard dans mon planning de travail, je m'esquive à la fin de la première séance pour mener à bien mes objectifs professionnels! (Non, rien de moins! ^-^) Les tâches dues accomplies, je m'arrête quelques instants chez une amie pour débattre de la fission nucléraire et du taux de condensation à l'intérieur d'une stalactite...(Mmh? Pas crédible? Bon d'accord, nous avons mangé des Brownies en abordant le Rien Universel, si cher à mon coeur! ^-^)

Finalement, je restai une heure et demie et je dus m'éclipser rapidement pour ne pas rentrer trop tard, donnant une bonne raison à mon teint blâfard de devenir diaphane. Finaude comme je suis, je décidai d'aller prendre le bus sur Saint Laurent parce que, y a pas à dire, c'est quand même bien plus près de ma maison et je n'ai pas à traverser un marché abandonné en pleine nuit! Pas que j'ai fondamentalement peur d'une telle expédition mais si je peux éviter le vol de mouettes sauvages, qui s'accaparent les poubelles, ou encore de trébucher dans les palettes, perfidemment placées sur ma route, j'opte généralement pour cette solution.

Bref, me voici en quête de mon bus 55. Premier arrêt sur Saint Laurent: pas d'horaires. Qu'à cela ne tienne! Il ne fait point trop froid, j'écoute mon MP3: une petite marche jusqu'au prochain abribus ne peut que me conserver en bonne forme...

Nouvel arrêt, nouvel échec: toujours pas d'horaires. Il faut croire que les restrictions budgétaires impliquées par la crise ont touché l'impression d'affiches ou la glue nécessaire à leur application. Remarque, c'est un peu ma faute! Je n'avais qu'à apprendre à lire les horaires dans les entrailles de pigeon, comme tout le monde.

Tenace, je continue ma quête d'une station d'autobus à même de me signaler si je puis attendre le dit transport en commun ou si je suis mieux de faire du pouce. Un, deux, trois arrêts de plus, tous plus dénudés d'horaire les uns que les autres. Je commence à avoir des pensées négatives à l'encontre de la Société des Transports de Montréal et je me demande si brûler un ou deux de leurs entrepôts serait vraiment répréhensible.

Voilà plus d'une demi heure que j'arpente Saint Laurent et sa clientèle de pitounes à moitié nues par -5 (aaah! La cigarette...): au loin, j'aperçois le prochain arrêt. Soudain, un coup de vent à ma gauche, produit par le passage rapide ... du bus.

-"Hey Taouin! Attends! Tu pourrais au moins ralentir!!!" M'écriai-je, quelque peu remontée.

En fait, non. Je n'ai rien dit. Je suis restée une demi seconde, immobile à suivre des yeux les phares arrières du bus qui venait, sciemment, d'ignorer ma détresse.

55 minutes de marche au total. Une paille, me direz vous... Certes! Mais je vais de ce pas confectionner une poupée vaudou en forme de bus. Au cas où ça fonctionnerait...

10 mars 2009

L'imposture de l'estime de soi.

Hier soir, j'ai manqué le second cours de Kung Fu. A priori, rien de grave: cela doit arriver même aux meilleurs d'entre nous. Pour ma part, cependant, il m'a coûté de quitter le dojo avant la fin. J'ai de nombreux défauts mais je suis quelqu'un de résistant et de tenace: il est très rare que je baisse les bras pour quelque raison que ce soit, à fortiori pour de vagues arguments de fatigue corporelle. J'ai la prétention de penser dominer mon corps par ma volonté: hier, pourtant, je me suis inclinée. Ce n'était pas exactement de la procrastination, au sens où je n'ai pas voulu remettre à plus tard le cours, mais plus un besoin physiologique dominant ma volonté. Pourtant je me suis sentie mal à l'aise. Étrange tout de même...

L'ironie de l'histoire est que je ne suis même pas rentrée chez moi, pour me reposer ou pour terminer mon travail, qui s'avère, de ce fait, en retard. J'ai appelé une amie et je l'ai rejoint pour prendre un verre avec elle. Elle était elle même avec un compagnon et nous avons discuté une heure ou deux. La soirée était très sympathique et nos discussions ont mis en lumière un certain nombre de points que j'avais pris soin, inconsciemment, de dissimuler derrière les ombres de mes pensées.

La confiance en soi, par exemple: avez-vous remarqué que nous n'aimons pas les démonstrations excessives du manque d'estime de soi? A vrai dire, je pense avoir nettement moins de profondes défaillances dans ce domaine que par le passé: mon estime de moi, grâce aux personnes qui m'entourent, s'est reconstruite et a atteint un niveau suffisant pour être considérée comme normale. Le problème est que mon discours n'a pas changé: par peur de tomber dans l'excès inverse, l'égocentrisme, je vais avoir tendance à chercher toujours le pire, à me dévaloriser en permanence pour ne pas empiéter sur les autres. Sans m'en rendre compte, je vais tenir le discours de l'adolescente mal dans sa peau que j'ai été. C'est assez gênant car les autres doivent subir cette attitude et j'obtiens le résultat inverse de celui que je recherche: ils s'éloignent, par peur ou lassitude, ou bien ils vont tenter, par tous les moyens, de reconstruire mon estime, jusqu'à l'épuisement, alors qu'elle va très bien.

Encore une fois, comme dans Le Subconscient de Morphée, j'aimerais comprendre les mécanismes de la pensée, du subconscient, du conscient, bref de l'être humain pour mieux discerner les problèmes de fonctionnement. J'essaie de surveiller mon discours pour ne pas trop souffler sur cette estime en équilibre mais, c'est radical, elle dérape dès que j'ai un moment d'inattention. Vous me direz, c'est toujours mieux dans ce sens que dans celui de la prétention.

Mouais...Un juste milieu peut être? ^_^
Justifier

27 février 2009

Examen de nervosité.

Jour J. Enfin, pas aujourd'hui: hier soir. Et puis ce n'était plus vraiment un jour "J" pour moi mais plutôt pour les amis que j'allais supporter. Qu'à cela ne tienne: hier, jeudi 26 février, j'ai assisté à l'examen de Kung Fu!

Qu'en dire? Il s'est déroulé, à peu de choses près, comme je l'imaginais. Trois juges devant toi épient chacun de tes mouvements pour déceler les potentielles erreurs, tandis qu'un public silencieux suit tous tes gestes derrière toi. La tension est palpable et, bien que je ne présente pas d'examen, je sens mon rythme cardiaque s'accélérer. Mes amis entrent en scène: leurs mouvements sont rapides et bien posés. En toute objectivité, ils sont les meilleurs des niveaux 2 présents ce soir....Ils reviennent encore à trois reprises devant le jury pour passer les différentes épreuves: forme à 2, arme, combat libre. A chacune de leurs apparitions, je sens mon ventre devenir pierre et tout mon corps est tendu vers la scène. Je me surprends même, parfois, à leur envoyer des bulles de lumière...

-"Gné? Des quoi?"

Des bulles de lumière...oui je sais. Ce doit être l'influence de ma maman: il ne faut pas le lui dire! Curieusement, j'ai pris cette habitude de visualiser une atmosphère d'énergie positive que je transférerais de mon propre corps vers ceux que je veux aider. Rien que de l'écrire, je sens la partie cartésienne de mon esprit qui se hérisse... Bon, si on y pense bien, c'est un peu comme le Chi Qong. Ou pas. En tout cas...

Pour en revenir à nos ovidés, à 23h, les épreuves achèvent. Tout le monde est soulagé et des commentaires commencent à fuser de part et d'autres sur les performances de chacun. Je songe alors que j'aurais sûrement été très nerveuse si j'étais passée aujourd'hui et j'ignore si j'aurais pu surmonter mon angoisse ou si j'aurais cumulé les erreurs. A vrai dire, je me demande si tout cela n'a pas un lien avec cette gêne encombrante dont j'avais fait état dans mon billet Maladresse de corps et d'esprit. En clair, si cette nervosité ressentie en permanence auprès de personnes que j'admire, d'une certaine manière, serait du même acabit que la timidité qui m'empêche de m'exprimer normalement. De fait, vaincre l'une et l'autre s'avère un vrai défi que je n'ai pas réussi à relever depuis des années.

Ne perdons pas espoir, cependant! L'horoscope me l'a prédit: je devrais pouvoir réussir à surmonter une grande difficulté pour en sortir grandie et prendre le chemin du succès. Alors, si Madame Soleil l'a dit...

24 février 2009

Désillusion des larmes.

Étudier en Doctorat implique de s'accoutumer aux réactions semi admiratives des personnes qui font mine de s'intéresser à ce que tu fais. Comme si réaliser un Doctorat était un exploit. Pour ma part, j'ai plus l'impression d'avoir compris comment fonctionnait l'Université et de m'être moulée à ses critères. Sans être extraordinaire, je suis dans la moyenne. Comme toujours. Comme partout. A bien y réfléchir, je n'ai jamais vraiment réussi quelque chose qui me tenait à cœur: je n'ai jamais eu de vrai talent pour mes passions. J'ai écrit un livre, mais il est, en toute objectivité, très mauvais. Je dessine mais sans grand talent, je joue au Volley Ball mais avec difficulté, je voyage mais trop peu... Je m'y suis accoutumée et, au final, j'ai tout de même de la chance de vivre ces expériences.

Lorsque j'ai commencé le Kung Fu, je ne pensais pas pouvoir passer un niveau: je pensais encore me fondre dans la masse et demeurer un numéro parmi tant d'autres. Un an a passé: Fujiao a parlé de l'examen de niveau 1 et j'ai commencé à y croire. A l'idée de réaliser un passage, de concrétiser avec talent une passion, j'avais des papillons dans le ventre. Alors que j'ai parfois l'impression que ma vie fout le camp par petit bout, j'ai cru voir de la lumière au bout du tunnel. Pourtant, j'aurais du savoir que je m'emballais trop vite. La chute n'en fut que plus douloureuse.

-"Tu as beaucoup progressé, Stéphanie. Mais tu n'as pas encore le niveau."

Des bruissements dans mes oreilles m'empêchent d'entendre le reste correctement. Je sens les larmes affleurer mais je tente de les retenir. Soudain, tout le stress des dernières semaines, toute la souffrance que je gardais dans mon ventre, qui me brûlait jusqu'au tréfond de mes entrailles, s'est mué en ondes salées. Mes larmes coulaient devant Fujiao, quelque peu désemparé, et je n'étais pas même capable de sourire. Je pleurais mon frère, je sanglotais mon père, j'hoquetais mon chum, je noyais ma vie et je sentais le poids de la déception face à un rêve qui se fêle. Un espoir trop espéré? Une illusion trop illusionée ? Peut-être...En tout cas, j'avais mal.

C'était un peu idiot, quand on y pense...Au fond, ce n'est pas un "jamais", c'est un "plus tard". Ma réaction a certainement du paraître démesurée: elle l'était pour le seul examen. Parfois, je me dis que je devrais sortir mon hémisphère de cerveau dédié aux émotions et regarder où ça pêche... Ce serait sans doute un gain pour la science.

Je m'excuse Fujiao. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise. Au fond, tu l'auras compris, ce n'est pas vraiment ta faute: tu étais simplement au mauvais endroit au mauvais moment. Tu m'aurais dit:

-"Merveilleux! Mais tu devrais changer de coiffure!"

J'aurais sangloté pareil. Ne t'en fais pas: je vais m'en remettre et tenter d'être irréprochable la prochaine fois. En attendant, merci d'avoir voulu, quelques instants, alléger ma peine. Un jour, j'arriverai à réaliser quelque chose. Bientôt, j'aime à le croire...

19 février 2009

J-7: une alliance du corps et de l'esprit!

J-7. Dans une semaine, je franchirai le seuil de l'Académie de Kung Fu pour aller défier le Grand Dragon. Plus prosaïquement, j'irai tenter de reproduire ma forme niveau 1 devant un jury composé de Fujiao et de Shifu à l'affût.

Je ne suis pas stressée...

J'ai dépassé ce stade, en fait: je suis terrorisée. A vrai dire, je me sens exactement comme si je devais faire une présentation orale devant un public nombreux (comprendre: supérieur à deux personnes!). Lorsque j'ai commencé les classes préparatoires, après le Lycée, j'étais toujours très angoissée lorsqu'il s'agissait de passer des oraux. Mes professeurs me rassuraient en affirmant qu'avec la pratique, cette terreur s'estomperait et que je serai aussi à l'aise à l'oral qu'un poisson dans l'eau...

C'était il y a 9ans. Autant le dire tout de suite, je suis aussi à l'aise à l'oral qu'un poisson sur un chemin de terre battue! De fait, lorsque vient le temps de me lancer dans une folle présentation orale ou bien, en l'occurrence, dans une démonstration sans faille d'une forme de Kung Fu, je deviens aussi nerveuse qu'un assassin multi récidiviste dans un commissariat de police. Je tremble, bafouille, rougit, blanchit, avant d'assister, impuissante, au départ de ma voix vers d'autres horizons car elle est tannée d'être ainsi malmenée!

Bref: J-7.

Vais aller pratiquer un peu ma forme 1, je pense. Peut-être que si je l'acquiers en automatisme, je pourrai tomber dans le comas devant le jury et mon corps faire la job tout seul. Après tout, c'est un travail d'équipe du corps et de l'esprit. Si ce dernier décide d'aller courir la gueuse, le premier peut finir! :p

27 janvier 2009

Poussières de Soi...

-" Du Kung Fu, du Volley Ball, Facebook, blog, ... Ne t'éparpillerais-tu pas trop?
- Non, maman. Tout va bien.
- Tu as encore du temps pour travailler sur ta thèse?
- Bien sûr! J'ai tout le reste du temps..."

Silence dubitatif au téléphone.

-" Bon... Si tu le dis..."

Je change de sujet avant que l'investigation sur mon emploi du temps ne reprenne.

-" Toujours pas de chauffage ni d'électricité à la maison?"

Oui, je sais: c'est facile.

A vrai dire, elle n'a pas tout à fait tort. Toutes ces activités sont autant de temps perdu pour mes recherches. Mais, très honnêtement, si je n'avais d'autres distractions que mes lectures ou mes dépouillements d'archives, je risquerais de très vite devenir dépressive. Finalement, j'investis ces heures passées en activités sportives ou autres afin de rendre celui durant lequel je travaille plus productif. Et puis, si je n'avais pas le Kung Fu pour me distraire et, notamment, pour me permettre de côtoyer des personnes sympathiques, pleines de vie et tellement intéressantes à connaître, je perdrais beaucoup plus que du temps. Sans compter les bénéfices que j'en retire en matière de santé. Alors, à tout prendre, le sacrifice n'est pas si grand.

Un autre avantage peut être retiré de la multiplication des activités et, par là même, des réseaux sociaux. Il est, cependant, beaucoup plus personnel: la préservation de son individualité et de son identité. En conservant des activités, des passions, qui nous sont propres, il nous est alors possible de renouer avec ce que l'on est et de sortir du carcan dans lequel nous enferme très souvent le couple, la société, les habitudes: un personnage différent de nous, que nous renvoie sans cesse le regard des autres, et dans lequel on finit, peut être par facilité plus que par obligation, par se mouler.

"Le monde entier est un théâtre. Et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs. Et notre vie durant, nous jouons plusieurs rôles." W. Shakespeare.