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25 janvier 2012

"Pas vu - Pas pris" ou la beauté de l'espèce humaine, prise 2!

Une fois de plus, je ne peux qu'être subjuguée par la propension à succomber à la malhonnêteté de notre magnifique espèce humaine - pourvu que l'anonymat nous couvre de toute potentielle représaille. Cela me fait penser à la remarque bougonne de Jules, un soir où nous regardions à la télévision l'annonce de mesures préventives contre la démission des parents face à la délinquance de leurs enfants: mon chéri trouvait que c'était aller trop loin dans l'ingérence de nos vies et qu'il ne fallait pas prendre les gens pour des attardés qui ne marchaient qu'avec une carotte. Mais en fait, si. Bien-sûr, ce n'est pas la totalité de notre espéce qui ne fonctionne que dans ce système de "bonne action SI récompense et malhonnêteté SI pas vu". Mais il y en a quand même une bonne quantité. Je recevais tantôt une image qui illustre de façon humoristique cet état de fait:

"Panneaux", page humorisitque sur Facebook

 Bon, je reconnais que cette fois, à la différence de la dernière,  j'ai tendu le bâton pour me faire battre. Mais tout de même... En fait, tout a commencé le 1er janvier 2012. Grands rebelles devant l'Éternel que nous sommes, Jules et moi avons dit ses quatre vérités à Vidéotron, l'un des deux Dieux de la télévision par câble au Québec, et nous avons coupé notre abonnement. (Bon, je reconnais que nous avons surtout coupé notre abonnement et un peu moins exprimé notre façon de penser aux grands pontes de la boîte... Faut dire qu'ils répondent rarement au téléphone du service à la clientèle). Du coup, nous avions un terminal de télévision qui prenait la poussière sur notre table plutôt qu'autre chose et nous avons donc pris le parti de le vendre sur kijiji avec sa télécommande et ses fils. Après tout, nous vivons dans une ére capitaliste (agonisante) et il faut bien faire un peu de profit... Bon, tout est relatif: on l'a vendu 15 dollars! Des marchands nés, Jules et moi...! ;)

L'acheteur, un garçon qui me semblait tout à fait sympathique, s'est présenté chez nous pour récupérer son produit, portant fièrement une tuque digne des trappeurs d'antan (en vrai poils?). Nous procédons à l'échange en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Au téléphone, Jules me charrie un peu en sous-entendant que je serais capable de lui donner notre télécommande universelle (40 pièces) en lieu et place de celle du terminal. Je m'offusque de tant de méfiance: je ne suis pas si sotte!

...

En fait si! Le soir venu, je me rends compte que la télécommande que j'ai dans ma main est celle de Vidéotron et que celle que j'ai mis avec délicatesse dans le sac du type à la coiffe poilue était celle qui commandait au DVD et à la télévision. Je vois dans les yeux de Jules un instant d'hésitation: il songe à me quitter, je n'en doute pas! ;) Naïvement, je tente de calmer les choses et me dis que je n'ai qu'à rappeler le vestige du trappeur qui s'était présenté chez nous et à convenir d'un rendez-vous pour échanger nos télécommandes. Après tout, si celle que je lui ai donnée par erreur active bien son terminal, elle ne lui sera d'aucune utilité pour sa télé ou son DVD (à moins qu'il vienne incognito chez nous, mais c'est un autre problème). Le soir, impossible de le joindre. Ce n'est pas grave, me raisonnais-je: certaines personnes ont une vie sociale survoltée et il peut avoir une soirée entre 17h et 22h. En l'absence de tout répondeur, il m'est difficile de l'avertir. Le lendemain, je l'appelle avec mon cellulaire: il répond et nous convenons d'un rendez-vous pour le mercredi (aujourd'hui) durant sa pause déjeuner. Depuis, le silence total. Il ne répond pas au téléphone, ne s'est jamais pointé et semble avoir disparu de la carte. Et là, me revient l'image un peu sale de tous ces gens qui profitent des vitrines brisées pour aller voler des trucs - juste parce qu'ils pensent qu'ils ne seront pas pris. 

Vous me direz, ce n'est qu'une télécommande. C'est vrai. Mais le principe est tout de même assez moche, selon moi. Certes, je ne le retrouverai certainement jamais. En revanche, je peux lui faire vivre un enfer en appelant tous les jours de numéros différents. Juste pour le fun. D'ailleurs, je pourrai même publier son numéro partout sur le Net pour que tout le monde l'appelle. Parce que, à défaut d'avoir affaire à une personne honnête, je pourrai au moins tester sa patience et le forcer à changer de numéro... Ouin, je sais, je suis un peu extrême. Que voulez-vous? Je fais aussi partie de cette triste espèce humaine....

2 février 2010

Rentrée de la distraction!

Notez que j'aurais dû le voir venir. Je veux dire: à 9h30 hier matin, j'avais déjà atteint mon quota de bonheur quotidien en recevant ma convocation pour la visite médicale, indispensable pour l'obtention d'une résidence permanente. Après 9 mois depuis le dépôt de ma demande, se sentir aussi près du but provoque en moi un sentiment proche de l'euphorie hystérique. Bien évidemment, j'en ai oublié la dure loi du Juste-Milieu qui s'applique, pour tout Donald Duck qui se respecte, avec une égale mesure pour compenser toute joie par deux ou trois événements désagréables. 

La lente descente dans l'univers de la poisse a commencé lorsque, vers 17h55, j'entamais mon expédition vers l'UQAm et son dojo, désormais si cher à mon coeur. Rentrée du Kung Fu Uqamien! Après trois semaines d'absence quasi-totale d'exercices, si l'on excepte les glissades en luge et en bouées, je n'avais pas peu hâte de retrouver ces chers tatamis aux odeurs vivifiantes. Il ne me fallut pas longtemps, cependant,  pour constater que les atteindre relèverait de l'héroïsme: les bouchons sur St Denis, les files de bus en ligne arborant leur enseigne "spécial" en jaune clignotant, et les masses de gens attendant pour se comprimer à l'intérieur n'auguraient rien de bon quant aux métros. J'aurais du faire médium: ils étaient fermés pour cause de "panne électrique" sur toute la ligne orange, de Berri à Laval. Merveilleux. Prenant une profonde inspiration, je monte dans le bus avec probablement la totalité de la population Montréalaise, tant nous sommes serrés les uns contre les autres. Devant me tenir quelque-part, je m'accroche à un poteau entre deux compagnons d'infortune. Comme la promiscuité, sans doute, n'était pas suffisante pour nous mettre mal à l'aise, l'un de mes deux voisins entreprend de cruiser peu subtilement la jeune fille de l'autre côté de mon bras. J'hésitai un instant à retirer ma main et à préférer perdre mes dents de devant en heurtant une vitre plutôt que d'entendre ce grand échassier pavoiser et roucouler sans grand esprit.

Une heure quinze plus tard, nous avions franchi la même distance que si j'avais été à pieds et j'avais déjà vingt minutes de retard sur le début du cours. Qu'à cela ne tienne! J'avais prévu de rester jusqu'à 22h ce soir. L'ennui de la poisse, c'est que lorsqu'elle se réveille, elle aime bien faire son nid: voulant pénétrer dans l'enceinte du centre sportif, je m'aperçois avec horreur que je n'ai pas mon porte-feuille. J'appréhende sa disparition, sans tambour ni trompette, dans le périple du bus. Après tout, je n'avais pas eu à m'en servir, dans cette cohue générale. Je n'y peux rien dans cette entrée du centre sportif et je suis en retard: je laisse un message à Jules pour qu'il regarde si je ne l'ai tout simplement pas laissé en vacances à la maison et me rue dans le Dojo. Il ne me faut pas longtemps pour sentir le manque criant d'exercice des trois dernières semaines. Ce n'est que lorsque ma tête se mit à tourner avec plus de rapidité que si j'avais descendu une bouteille de vodka en une heure que je me rendis compte que j'avais oublié de goûter. Piteusement, après à peine une heure quinze de Kung Fu, je dus battre en retraite et regagner mes pénates.

Finalement, je finis par retourner la maison en vain à la recherche de mon porte-feuille: je désactivai mes cartes bancaires, histoire d'éviter que leur disparition ne serve à financer un voyage aux Bahamas à  un quelconque quidam. Puis, le tout accompli, je pus ainsi découvrir avec horreur, l'instant d'après, dans une des maisons des chats, l'objet disparu, parfaitement sain et sauf.... Parfois, je me fatigue moi-même! ^-^

9 mars 2009

Morphée en grève!

-"Ma chérie, fais attention à ton corps! Tu es fatiguée."

Remarque d'une maman inquiète à sa fille, concentrée sur son travail de correction. Certes, je ne suis pas très copine avec Morphée en ce moment: je ne sais pas ce qu'il a mais il semblerait qu'il refuse de me prendre dans ses bras depuis quelques semaines. Bon, rien de grave: je n'ai pas le projet de grimper le Mont Everest dans les prochains mois! Ecrire, lire, corriger ne devraient pas être tellement source de fatigue. Et puis, une maman, ça s'inquiète toujours pour un rien.

Là où ça se corse, c'est lorsque plusieurs subtils indices semblent lui donner raison. Ainsi, par exemple, lorsque votre sœur vous appelle pour vous signifier que ses amies, vous ayant croisée dans le métro, ont eu peur de votre teint olive et de vos cernes bleues royal, il est possible que votre mère ne soit pas tant dans le champ que vous le pensiez. De la même manière, lorsque vous commencez à ranger votre boite de céréales dans le frigo, à jeter votre poche de thé dans le placard de la poubelle, tout en tenant le dit réceptacle à déchets dans votre main droite car vous veniez tout juste de le retirer, il est permis de remettre en question le bien fondé du lever matinal.

Bref, je ne peux qu'en convenir: il semblerait que je sois entrée dans une phase léthargique à tendance comateuse, qui génère une accélération du nombre de bourdes à la minute. Bon. Pas de panique: je vais simplement m'assoir sur le canapé, terminer mes corrections et me reposer pour être à l'égal du lapin rose de Duracell ce soir, lors de mon cours de Kung Fu.

N'empêche...C'est fou ce que je peux être jalouse de la Belle au Bois Dormant, en ce moment...Bon, c'est sûr, il faudrait que je me mette à filer autre chose qu'un mauvais coton pour pouvoir me piquer le doigt... ^_^

1 mars 2009

Péripéties nocturnes!

Dimanche matin, 11h00. Cette nuit, c'était la Nuit Blanche de Montréal: endormie à 4h00, je me sens comme un lendemain de veille. Patraque, je bois mon thé matinal en me demandant ce que ça serait si j'avais bu de l'alcool. La même chose, sans doute, avec une haleine d'ours brun au sortir de son hibernation en prime...

La soirée à été très agréable. Bien entendu, je ne pouvais pas la laisser se dérouler sans anicroche: je me suis efforcée de mettre en relief mon petit côté poisse ambulante.

-"Bon! Qu'est ce qui s'est passé encore? Tu as renversé ton verre sur quelqu'un?"

Pantoute, mauvaises langues! ^_^ Tout a très bien commencé: prévoyant une soirée glacée et longue, mes compagnons d'aventure et moi même nous sommes rendus à La Banquise pour goûter, enfin, après presque cinq ans au Québec, leurs fameuses poutines. Adepte de la non-ingestion de viande si ce n'est pas nécessaire, j'ai opté pour celle décrite comme "végé". De fait, pas de surprise de ce côté là, le plat, débordant de frites imbibées de sauce, arborait fièrement quatre lamelles de poivrons verts, à moitié digérées par la quantité de fromage en crottes qui chapeautait le tout. Ignorant les tressautements de peur de mon foie à la vue de ce choléstérol déguisé en pommes de terre, je plantais gaiement ma fourchette dans cet ensemble. La sauce épaisse, rendant les frites un brin molles, ne tarda pas à me rébuter, et ce d'autant qu'elle se mélangeait fort mal avec les champignons noirs-brûlés-mais-cachés-sous-les-poivrons que je découvris assez rapidement. Qu'à cela ne tienne, une nuit blanche nous attendait: j'avalais le reste de mon plat, en prenant soin de sortir tous les légumes et le fromage du dessus (comprendre: je mangeais les frites molles...) et nous partîmes vers de nouvelles aventures.

La soirée s'est déroulée en deux temps: je commençais par faire un tour au Vieux Port avec Jules et ma maman. Nous découvrîmes avec émerveillement les souffleurs de verre et les navettes gratuites...Oui, parce que, en définitive, nous passâmes plus de temps dans le bus que sur les sites. Je pus, cependant, me rendre compte que je n'aimais toujours pas les foules et qu'un collant sous un pantalon est aussi efficace qu'une planche à voile sur une mer d'huile, lorsque les températures avoisinnent les -20 °. Vers 23h, je retrouvai une amie au métro Square Victoria pour aller prendre des cours de tango...en dessous de l'académie de Kung Fu: oui, c'est un signe! ^_^ Là, nous pûmes assister aux mouvements lascifs, et propres à éveiller l'imaginaire, du professeur: Julio! Il était si convainquant que nous avons hésité, tout le reste de la soirée, à nous lancer dans la pratique du Tango. Eh bien oui: derrière toute motivation sportive, se cache le corps d'un homme, c'est bien connu! :p Dépourvues de partenaires, nous dûmes nous contenter de deux frères, sympathiques au demeurant mais, pour ma part, peu mon genre et surtout, un peu trop "je-suis-trop-une-bête-en-tango".

La fin de la soirée se gâte légèrement: en tête de file pour le Planétarium à 1h23, je me rends compte que l'exposition d'une amie que je devais voir ferme à...2h00. S'ensuit une course rapide, oubliant le Planétarium et les saveurs du Vieux Port, vers Saint Laurent et sa population enivrée. Nous arrivâmes à destination à 2h01 et nous rentrâmes de justesse, grâce à mon amie sur place. Par la suite, épuisées par nos dernières péripéties, nous avons terminé notre soirée avec des discussions de filles sur la complexité des hommes et des relations, tout en sirotant un jus de fruit, assises à la table d'un vieux resto sur Saint Laurent: le seul capable de brûler des chips et de rater des grilled cheese.

Bref, ce fut une excellente soirée! ^_^