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10 juillet 2012

Veni, Vidi, Vici! :)

Bon ben voilà. C'est fait. Je suis mariée. C'est drôle à dire... A vrai dire, ça ne me paraît pas vraiment réel. C'était une très belle fête, entourée de gens qu'on aime, riche en émotions, en amitié et en amour mais parsemée aussi de petites tristesses... Je ne me mariais pas pour satisfaire une envie de princesse refoulée, pas plus que je ne voulais faire de cette cérémonie le passage à autre chose. Même si j'aime Jules et que je suis heureuse de l'avoir épousé, je ne l'ai jamais fait dans une logique de changement par rapport à une situation passée. Pour moi, aujourd'hui, le mariage n'est pas la fin de ce que j'étais avant ni l'éveil d'une autre personne. Aussi, lorsque mon papa glisse :

- "Ça y est, elle n'est plus à moi!

en donnant ma main à celle de Jules, j'ai un petit pincement au coeur. Parce que, dans le fond, je ne veux pas  être cette grande, cette femme qui quitte son père pour son mari. Pour moi, les deux sont aussi importants et ce n'est pas une signature sur un bout de papier qui doit changer ce que je suis pour mon papa ou pour Jules. Bien-sûr, c'est un peu la tradition, l'imagination et l'aura du mariage qui fait si peur mais je ne veux pas le voir ainsi. Je serai, à jamais, la petite fille de mes parents - peu importe que je sois mariée ou non. 

Et puis, l'enthousiasme passé de la fête, je m'aperçois que j'ai encore fait des erreurs blessantes pour mon entourage. Comme si ma nature profonde était trop égoïste pour se rendre compte de mes maladresses sur le moment. Par exemple, je n'ai pas pris de photo juste avec ma maman et mon papa. Y a t-il quelque-chose de plus ridicule que de ne pas avoir pris de photo avec ses parents? Ce n'est pas que je n'y ai pas pensé mais mes parents couraient tellement partout pour que tout aille bien que ma pensée n'a pas coïncidé avec le bon moment. Je m'en veux horriblement. En plus, je n'ai pas accordé d'importance au fait que maman, étant au coiffeur, ne pourrait pas être là lors de mon habillement. Je n'ai pas pensé une seule seconde qu'elle pourrait en être déçue. Parce que sur le moment, j'étais trop emportée par les événements de la journée. Rétrospectivement, je me rends bien compte que c'était idiot. Vous me direz, ce ne sont que des petits oublis et la journée s'est très bien déroulée mais ce n'est pas comme si nous pouvions partager cette journée tous les mois. Cela n'arrive techniquement qu'une fois dans une vie - en tout cas avec cette intensité là. Et moi, je n'ai pas su penser à ma maman qui se démenait pour moi. Je suis vraiment un être distrait...

Bref, ce billet peut sembler bien rude pour un compte-rendu d'une si belle journée. Dans le fond, tout le reste était parfait. Mes amis m'ont gâtée en surprises et en animations émouvantes! Mon yankee préféré et sa douce m'avaient préparé un petit montage tandis que mes Faraham avaient réalisé un powerpoint avec un récit très drôle! Ils ont même chanté! ;) Tout le monde semble s'être bien amusés, et mes témoins ont été les plus meilleurs au monde! Jusqu'à la soupe à l'oignon du petit matin, ils avaient pensé à tout! Je suis fière d'avoir d'aussi bons amis et une famille aussi attentionnée! Sans mes parents, ma soeur, mes amis, rien n'aurait été aussi parfait! Déjà, dès le vendredi, ils s'étaient tous mis au travail pour "sauver" ma journée de mariage: mon Yankee préféré a gonflé plus de ballons qu'il n'avait dû le faire dans toute sa vie, tandis que sa femme, mes soeurs, nos amis venus de partout nous décoraient merveilleusement la salle des fêtes. Le plan tente berbère s'était, en effet, avéré foireux! (Ouin, ben, quoique jolie, une tente sans sol et sans mur, c'est carrément moins  top génial méga cool par 15 degrès et de la bruine...). J'en aurais pleuré de reconnaissance lorsque je suis arrivée pour constater tout le travail accompli. Tout comme une forte envie de sangloter m'a travaillé toute la journée du lendemain en voyant tout ce beau monde réuni pour Jules et moi. On est vraiment chanceux! Dans le fond, c'était ça pour moi, le mariage: l'occasion de partager avec tous ceux que j'aime un moment fort d'amitié et d'amour, dans un coin de pays où mes racines demeureront à jamais: célébrer un serment d'amour avec Jules avec eux était le plus beau des cadeaux! Alors bien qu'il reste toujours des "j'aurais dû" après coup, je reste quand même la mariée la plus heureuse et la plus chanceuse de l'année 2012! ;) Merci à tous d'être venus, d'être vous, d'être là!



18 janvier 2010

Six ans plus tard, toujours là!

Hier soir, l'obscurité de la nuit m'a à nouveau enveloppée en solitaire, sans son ordinaire compagnon qu'est le sommeil. Durant près d'une heure, j'ai contemplé les ombres curieuses que produisaient les divers objets sur le plafond. Pour une fois, cependant, ce qui me retenait loin des bras de Morphée n'avait rien à voir avec mes habituels cauchemars ou mon frère. Non, hier soir, allongée aux côtés de Jules, je songeai que, en dépit de toutes mes peurs viscérales, de mes inquiétudes perpétuelles et de mon pessimisme incurable, j'étais vraiment gâtée par la vie et je grommelais la bouche pleine. (Il n'y a évidemment aucune allusion graveleuse dans cette phrase...)

Certes, Jules a ses défauts: l'être parfait, étant différent pour chacun, ne peut objectivement exister. De toute façon, on ne saurait qu'en faire et, étant donné mes nombreuses qualités dans le domaine de la maladresse et de la distraction, je ne tarderais pas à développer un complexe si la perfection émanait de mon compagnon de vie. ^-^ Ceci étant dit, ces défauts sont infimes par rapport à ses qualités: sa patience sans égale par rapport à mes insécurités perpétuelles n'a de cesse de m'étonner. Je me montre toujours d'un cynisme crasse à l'égard des relations amoureuses alors que je suis, secrètement, l'être le plus fleur bleue au monde. Je râle parce que je n'ai pas de fleurs, parce que je semble parfois être la seule à prendre des initiatives pour sortir du rythme routinier de notre vie, mais n'est-ce point infime en comparaison de ce qu'il est? L'aporie causée par mes doutes constants quant à la durée de vie d'une relation amoureuse et ma propre vie se manifeste régulièrement: il n'y a pas si longtemps, elle a éclaté en une crise violente, de plusieurs mois, difficile à appréhender et à gérer. J'étais devenue tellement infecte que je semblais tout mettre en œuvre pour que mes visions pessimistes et tragiques de la vie amoureuse se reflètent dans ma réalité. Rétrospectivement, je songe que j'ai du blesser Jules avec tant de force qu'il me paraît presque irréel qu'il m'ait pourtant attendu, qu'il ait patienté le temps que je panse mes plaies et que je dissolve ma peur croissante du mot "deux" dans un mélange de sentiments doux et de rationalité parfois utile. Alors, bien-sûr, tout n'est pas tout rose: je vais sûrement trébucher encore bien des fois sur ce chemin de vie à deux. J'ai beaucoup trop de choses à apprendre pour ne pas faillir à nouveau. Mais je sais, au fond de moi, que j'ai trouvé la meilleure personne pour m'aider à me relever et à avancer sur cette route, finalement, pas toujours semée d'embûches.

J'ai de la chance et, hier, le 17 janvier, cela a fait six ans que ma poisse, si appliquée à l'ordinaire, a fermé boutique dans le milieu amoureux afin de mieux se consacrer aux autres spécialités de mon quotidien! Ma foi, pour cette fois, je ne regrette pas la délocalisation! ^-^

Bon anniversaire, Jules! ^-^

21 janvier 2009

Une Belle Journée!

Il y a des matins, comme aujourd'hui, où un rayon de soleil filtrant au travers d'un ciel laiteux donne le sourire. Une journée qui, sans raison particulière, nous rend joyeux et plein de vie. Ces précieux instants d'une vie placée sous le signe de l'empressement sont un peu de magie dans un monde qui ne lui laisse que peu de place.

Ce matin, je suis heureuse. Sans raison. Ou plutôt grâce à tout ce qui m'entoure: le soleil, qui caresse ma main à travers la vitre, le tout premier thé de ma journée, le ruissellement de l'eau chaude de la douche sur ma peau, la douceur de la musique qui s'échappe des hauts-parleurs,...

Aujourd'hui est une belle journée. J'ai tellement de bonheur en moi que je voudrais en distribuer aux autres. Donner un peu de sourire, un brin de joie, un tantinet de distraction aux gens que je croise et qui sont, eux aussi, happés par cette société trop pressée.

Comme dirait Lindtt (oui, oui, le chocolat! :p), donner "un peu de tendresse dans un monde de brutes"... ^-^

Bonne Journée à tous!

19 janvier 2009

Divagations d'un Lundi.

Lundi. Un premier jour de semaine qui doit régulièrement se sentir mal aimé, tant il symbolise la reprise du travail et du quotidien pour tout un chacun. Tu m'en vois navrée, Ô Lundi, mais, ce matin, je rejoins le groupe des protestataires. A vrai dire, la faute ne t'incombe pas vraiment. Ce qui te rend désagréable au commun des mortels est intrinséquement lié à deux principales conditions:

* Ce que tu symbolises en matière d'activité professionnelle ou d'obligations.

* Les agréables souvenirs laissés par tes congénères, Samedi et Dimanche.

En l'occurrence, il s'agit surtout de la deuxième condition. Il m'est difficile, en effet, de te voir venir sans une pointe d'amertume après avoir passé deux forts agréables journées, en montagne, avec tout plein de personnes sympathiques. Alors, certes, je t'entends d'ici, tu vas me rappeler que la température n'était peut-être pas, elle, si aimable que ça et que mes prouesses en planche à neige n'ont laissées à mon corps que le souvenir douloureux de quelques courbatures. Je ne peux, Ami Lundi, que convenir de la justesse de ton analyse. J'y apporterais, cependant, quelques nuances:

En matière de température, tout d'abord, j'attirerai ton attention sur le fait qu'elle s'est montrée, sinon douce, tout du moins clémente le dernier jour. De -37 degrés Celsius le vendredi, nous sommes descendus à -25 le samedi, voire, Ô Canicule, à -15 hier! Donc, finalement, nous avons pu reléguer les jeux de société au soir, autour d'une bière et d'un bon feu de cheminée, et profiter allègrement de nos journées pour nous rouler dans la neige moelleuse. De fait, Samedi, nous sommes partis en raquettes conquérir le Mont Tremblant, affrontant courageusement des hordes de Loups Furtifs, race peu connue de ces canidés qui se caractérisent par des pattes carrées et des empreintes improbables. Mes fidèles compagnons et moi même avons bravé tous les dangers pour atteindre le sommet de La Roche et contempler un paysage glacé sous un ciel bleu sans nuage. Le spectacle était inneffable.

Concernant les courbatures dus à mes premiers pas en planche à neige, je te répondrai, Grand Lundi, que ce n'est que peu de choses comparé à l'amusement retiré! Et si les chutes furent nombreuses, l'absorption de neige par voie buccale et nasale n'en fut pas moindre. L'ensemble cependant n'a en rien entamé ma motivation et ce n'est que lorsque mon coccyx implora ma clémence que je décidai d'aller siroter un chocolat chaud bien mérité. ^-^ Mais je suis fière de savoir que la tactique de la feuille morte peut m'être utile à descendre une piste enneigée, et non plus seulement à débouler les escaliers!

En définitive, Ami Lundi, je ne t'aime pas aujourd'hui. Mais ne le prends pas mal car ce n'est que temporaire! Mon thé pris, je serai sûrement plus encline à voir tes qualités.