29 juin 2009

Extinction des Néons!


Pêcheurs de Lumière à Paris
Uploaded by Action_Carbone. - News videos from around the world.


Petit billet qui sort de l'ordinaire pour souligner une action qui me semble, pour le moins, originale et utile!

Qui n'a pas pesté, un soir de grande discussion sur l'avenir de notre planète et les gaspillages d'énergie, contre les grandes entreprises, les tours à bureau, demeurant éclairées la nuit durant, les enseignes de magasin, étalant outrageusement leurs couleurs bariolées dans la noirceur de la nuit, ... Pourquoi le commun des mortels devrait toujours penser à éteindre ses veilleuses si Bricorama ou Provigo se permettent d'illuminer la nuit de leurs polluants néons???

Certes.

Mais vous possédez désormais le pouvoir: Action Carbone est une organisation sans but lucratif qui propose aux entreprises ainsi qu'aux particuliers des programmes visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour plus de détails, consultez leur site ici.

Outre leurs agissements "diplomatiques", ils mènent aussi des opérations de sensibilisation comme celle présentée dans la vidéo Pêcheurs de Lumière. Armés d'un bâton et d'un vélo, ils ont, l'espace d'une nuit, réduit la consommation d'énergie de la capitale. Attention: il n'est pas question ici de vandaliser ces grandes enseignes illuminées à grands coups de batte de Base Ball. Il s'agit simplement de presser un bouton de secours, situé à côté des éclairages coupables, afin d'en couper l'alimentation. Tous les détails vous sont admirablement mieux présentés sur le site Paris/Bali, qui vous est accessible ici.

Cette action a été menée à Paris. Je n'ai aucune idée si ce magique bouton existe également pour les enseignes Montréalaises: à vérifier. Mais la démarche nous montre que la mobilisation citoyenne a tout de même son rôle à jouer dans la réduction des dépenses d'énergie inutiles. Alors, à tous les membres d'Action Carbone, je lève mon chapeau! ^-^

28 juin 2009

Détente à l'Ovarium.

Bon. Une journée grise! Il en faut de temps en temps, me direz-vous, et nous avons quand même été grandement gâtés ces derniers temps en matière de soleil! Mais l'être humain est gourmand: il en veut toujours plus! Remarquez, c'est comme pour les vacances: ce qui en fait la valeur est le contraste qu'elles génèrent avec le temps travaillé! ^-^

Trêve de philosophie de bas étage: je viens de me rendre compte qu'avec tout le remue-ménage qui se trame dans mon petit cerveau, j'ai omis de vous raconter ma dernière expérience Montréalaise!

*Suspense*

L'Ovarium!

-"A tes souhaits! C'est un endroit où on cultive des ovaires?"

Beurk. Pas du tout, mécréants! ^-^ C'est un centre pour personnes stressées, blessées, douillettes, bref, c'est un lieu de massages et soins corporels qui se trouve pas trop loin de chez moi, sur Beaubien.

Le principe est assez simple: tu te rends sur place et tu choisis si tu veux te faire malaxer comme de la pâte à modeler, avec un choix de différentes formes de pétrissage, ou bien si tu préfères tremper dans un bain flottant. D'autres options sont offertes et vous trouverez tous les détails ici.

Lorsque je suis rentrée dans le bâtiment, vendredi, j'ai eu un instant de doute: la demoiselle de l'accueil m'a fort aimablement demandé si mes chaussures faisaient du bruit. Un brin déstabilisée, je jetai un œil suspicieux à mes sandales aux semelles si lisses que chaque caillou croisé sur ma route laisse sa marque sur ma plante de pied.

-"Ben... Je ne penserais pas...A part un petit "scouic scouic" caoutchouteux, parfois, lorsqu'elles sont de mauvaise humeur."

Sourire polie de mon interlocutrice, tout en m'indiquant vaguement le salon derrière elle.

-" On va vous appeler."

Serrant mon sac contre moi, je tente de marcher sur la pointe des pieds jusqu'à un siège libre. Évidemment, comme à chaque fois que j'essaie de me déguiser en carrelage, je fais une bourde. Ma selle de vélo, que j'emporte toujours avec moi, tombe sur la céramique de tout son poids, recréant le tonnerre de l'apocalypse sous les voûtes de la salle d'attente. La demoiselle de l'accueil se retourne vers moi, l'œil réprobateur, tandis que, gênée, je souris bêtement en ramassant l'objet coupable. Je me sens dans une salle d'attente de dentistes. Les massothérapeutes viennent chercher leurs clients les uns après les autres, soufflant leur nom dans un murmure à peine audible afin de ne pas troubler la tranquillité des autres, plongés dans quelque revue à potins... Afin de me donner une contenance, je me mets à lire assidument les services offerts par l'institut. Soudain, j'entends mon prénom. Martin, un physique de pilier de rugby à la retraite et des yeux bleus piscine, me sourit d'un air avenant:

-" Je vais être ton massothérapeute aujourd'hui. Veux tu passer à la salle de bains avant?"

Alors il faut comprendre ici, non pas: "veux tu prendre une douche parce que tu es en sueur?", mais bien " vas faire pipi avant que tu ne demandes à sortir dans deux minutes!" . Oui, au Québec, Toilettes et Salle de Bains sont une seule et même pièce. Obéissante, j'obtempère! Quelques minutes plus tard, nous sommes tous les deux assis dans une pièce grande comme une chambre de bonne, avec un fond de musique lounge et une lumière douce. Martin me pose quelques questions sur mes allergies et la raison pour laquelle je suis là.

-" Euh... Je sais pas... Le goût de me faire masser?
- T'es tu déjà faite masser?"

Je songe un instant à mon frère, kiné de l'équipe de rugby de Biarritz, et à ses soins musclés. Je ne peux pas vraiment appeler ça un massage mais au moins il m'avait réparé le dos... Martin m'explique ce qu'il compte me faire en utilisant au moins quatre mots de plus de trois syllabes que je ne comprends pas. J'use donc de ma tactique habituelle: je souris bêtement! A la fin, il m'explique qu'il va sortir de la pièce le temps que je me désahbille et que je peux garder ma culotte....Quelle gentille précision...

Deux minutes plus tard, je suis donc quasiment nue sur une table de massage, une serviette de bain sur le corps, en train de me faire masser par un sinistre inconnu qui pourrait, physiquement parlant, me plier d'une main en lisant le journal de l'autre. Eh bien, j'ai vraiment aimé ça! Tout mon corps s'étonnait d'être ainsi pétri et de s'en trouver si détendu! Le massage dura une heure et j'en ressortis sereine comme jamais. De quoi vous donner le goût d'engager le rugbyman à temps plein à la maison mais j'imagine qu'il est plus encombrant dans un placard qu'une bouteille d'huile de massage. Tant pis, j'y retournerai! ^-^

27 juin 2009

Ephémère amitié.

Une fois n'est pas coutume: je suis profondément perturbée. Certes, beaucoup de mes messages laissent transparaître un certain trouble dans mon esprit mais celui qui m'habite ces derniers temps est d'un autre genre. Je m'explique:

Personnellement, du fait de ma manière de penser quelque peu défaitiste concernant les relations amoureuses et leur viabilité sur le long terme, j'ai toujours favorisé l'amitié dans ma vie. Autant je peux avoir des lacunes et des faiblesses dans ma vie personnelle et intime, autant je m'efforce d'être une amie sincère, franche et honnête. Mes compagnons sont l'un des plus précieux trésors que la vie m'ait donnée et je ne voudrais les perdre pour rien au monde. Aussi, lorsque je me retrouve confrontée au mépris ou à l'indifférence, je ne comprends pas. Ou, plus exactement, la sensation que j'en retire est trop douloureuse pour que mon âme consente à l'accepter.

-"Que t'est-il arrivé encore?"

Eh bien, je ne sais pas trop car il me manque bien des éléments. J'étais amie avec une personne. On s'entendait plutôt bien, dans nombre de domaines, et j'appréciais énormément passer du temps avec elle. Nous avions de longues discussions sur tout et sur rien et nous partagions une complicité que je voulais croire particulière. Ce n'était pas le même type d'amitié, intense et entière, que je peux avoir avec mon yankee préféré, ni même celle, fraternelle et réconfortante, que je partage avec mes Faraham, de l'autre côté de l'océan. Mais elle était belle et se construisait, de jour en jour.

Je définis souvent l'amitié par la grande liberté qu'elle nous laisse: on n'est jamais plus en confiance qu'avec ses amis. De fait, je suis toujours très franche avec mes compagnons et je demande généralement à ce qu'ils le soient aussi: une phrase, sèche ou diplomate, résolve bien des difficultés et des quiproquos qu'une intériorisation trop longue aurait laissé pourrir. J'avais donc informé cette personne, que j'apprenais à connaître, de cette clause amicale. Elle m'avait assurée qu'elle s'y complairait. Pourtant, après quelques semaines de franche camaraderie, le monde s'est arrêté de tourner: le temps a passé et je n'ai plus eu aucune nouvelle depuis plus de deux semaines. Pas un mot, pas une lettre, pas un signe de vie. Aucune réponse à mes courriels s'interrogeant sur son état, sa santé, son moral. Rien. Un silence froid et vide.

Je n'aime pas le silence. Il est l'expression la plus éloquente du mépris et de l'indifférence. Il est l'indice le plus criant que, finalement, mon amitié ne comptait pas plus pour cette personne que le soleil pour un papillon de nuit. Je n'ai été qu'un pion, une image qui a traversé sa vie aussi doucement qu'une brise d'été. L'écrire me fait mal un peu. Je suis déçue et en colère. Un autre de mes amis m'a signifié que parfois le silence n'était que temporaire: un outil pour mieux prendre du recul, réflèchir à une réponse, ne pas se précipiter. Certes, j'en conviens. Mais il ne faut pas deux semaines pour répondre à un courriel demandant si tout va bien.

Alors, il en est ainsi. Mon yankee préféré, lorsque je le croiserai, au hasard du web ou de la chaire, ne manquera pas de me faire remarquer, j'imagine, que ma déception n'est que l'illustration que sa conception de l'amitié intense, particulière, exigeante est la meilleure car elle évite de se réveiller brutalement comme je viens de le faire. J'avoue que la douche fut particulièrement glaciale. Je vais m'en remettre mais je garderai sans doute toujours cet arrière goût âcre d'amitié gâchée pour un non dit ou un malentendu. C'est un peu triste...

En tous les cas, ami, si jamais tu lis ces lignes, sache que je n'ai jamais menti. J'ai toujours pensé chaque phrase que je t'ai dite et j'aurais toujours respecté tes paroles, tes voeux, quels qu'ils aient été. Mais il eusse fallu que, comme tu me l'avais promis, tu sois toujours franc avec moi. Il semble que tu aies manqué à ce dernier point et je ne suis pas douée pour deviner les non dits. Je suis même très mauvaise. L'amitié est un trésor, une richesse sans cesse renouvelée, une raison d'être par elle même: la briser par un silence, pour une divergence de point de vue, pour une peur inexprimée, est, à mon sens, la chose la plus triste au monde. Parce que lorsqu'on a tout perdu, il ne nous reste que nos rêves et nos peurs.

Je n'échangerais pour rien au monde un de ces moments complices où je suis affalée dans un des vieux canapés du café Aquin avec mon yankee à refaire le monde ou bien en train de fumer une shisha en compagnie de mes frères et soeurs du kung fu. Ce sont des petits riens de la vie qui font qu'on continue d'avancer, en dépit des bourrasques et des méandres du chemin. Ami, je suis malheureuse. Peut être t'ai-je causé du tort, sans doute t'ai-je blessé d'une manière ou d'une autre, mais j'ignore tout car tu ne m'as rien dit. Tu ne m'as offert qu'un silence indifférent qui enterre sous des couches de poussière le bonheur passé. Toutes les histoires finissent un jour, mais certaines fins sont plus tristes et moches que d'autres. Le rideau est tombé sur une scène vide.

Sa-yo-na-ra....

26 juin 2009

Le Yin et le Yang du temps qui passe!

C'est indéniable: le temps n'arrête jamais sa course. Invariablement, il avance sans jamais changer de vitesse, sans se soucier des événements qu'il entraîne à sa suite. Il poursuit un périple mystérieux, indifférent aux caprices des hommes. Pourtant, parfois, il nous laisse l'impression d'accélérer le cours des choses. En l'espace de quelques secondes, une vie bascule. En l'espace de quelques heures, le monde change.

Hier, il m'est arrivé deux péripéties illustrant merveilleusement le Yin et le Yang de la vie. Une bonne, une mauvaise: l'éternel équilibre, le maudit "juste milieu", qui régit chaque instant de notre existence, était encore de la partie. Commençons par la mauvaise: le reste adoucira sûrement le mal.

Hier, donc, nous étions le 25 Juin. Ce jour, j'ai vu la détresse d'un de mes amis. Pas une tristesse ordinaire: un de ces mal-êtres où nous nous refermons sur nous mêmes, formant inconsciemment une barrière infranchissable autour de nous. J'ai vu mon ami, l'espace de quelques instants, abandonner le masque d'insouciance et de joie qu'il porte avec tant de nonchalance habituellement et laisser transparaître une détresse ineffable, un mal insidieux qui ronge de l'intérieur, lentement, sans en avoir l'air. Il semblait si seul, si malheureux, là, sur cette chaise... J'aurais voulu pouvoir lui prendre cette douleur sans visage, lui ôter un peu de cette tristesse et lui dire que tout n'est pas joué, qu'il lui reste encore bien des parties à tenter avant de baisser les bras. J'aurais souhaité le prendre dans mes bras, comme on prend un enfant qui vient de faire un cauchemar, et, doucement, le serrer jusqu'à ce que le poids sur ses épaules soit un peu moins lourd... Il ne m'a pas remarquée tout de suite lorsque je suis arrivée. J'ai crié pour le sortir de cette torpeur effrayante et il a, immédiatement, repris son déguisement de personne sympathique qu'il affectionne tant. Pourtant, au fond de ses yeux, un voile gris persistait. A cet instant précis, j'aurais voulu avoir le pouvoir de rendre le sourire et le rêve aux êtres qui m'entourent. Hier, c'était son anniversaire.

Le bonheur qui m'est arrivé, histoire de finir sur une note positive, me vient d'une remarque qui m'a été faite au cours de Kung Fu, cette même soirée. En fait, j'ai accompagné l'un de mes grands compagnons de cet art martial au YMCA pour suivre une séance estivale. A la fin, l'un des élèves est venu me voir:

-"Excuse-moi quel est ton prénom?
- Euh... Stéphanie.
- Stéphanie... Boutevin?"

A cet instant précis, je songeai déjà à mes dernières soirées ou activités. Devrais-je le connaître et ma mémoire, dans une crise d'individualisme crasse, comme elle affectionne tant faire, s'était carapatée avec mon cerveau ?

-"En fait, j'ai reçu un mail de ta part, forwardé par Simon, sur des festivals..."

Ah! Soupirais-je intérieurement. Tout va bien. Ce doit simplement être à propos du festival Fringe ou Présence Autochtone.

-"Il y avait une adresse de site à la fin. J'ai été voir."

Mon blog! Mon coeur recommence à s'agiter dans ma poitrine, peu certain d'avoir envie d'entendre une critique trop vive alors qu'il est encore un peu blessé.

-" J'ai vraiment aimé ça. Tu écris bien!"

Hein? Le soulagement trébuche sur la joie et la fierté dans mon âme. Il a aimé!!! La reconnaissance d'une personne qui ne me connait pas, à priori, est comme un beaume sur mon coeur. Surtout dans ce domaine! Un sourire jusqu'aux oreilles, je n'ai pas assez de mots pour le remercier. Il vient de faire ma soirée. J'étais tellement heureuse que j'aurais fait une danse du soleil! Enfin... Si j'avais eu des vrais membres capables d'être coordonnés ensemble! :p Alors, merci beaucoup beaucoup beaucoup pour cette remarque! ^-^

Force et Honneur!

25 juin 2009

Saint Jean amateur à Montréal!

Hier, nous étions le 24 Juin, autrement dit la Saint Jean Baptiste. Ici, au Québec, cela correspond à la fête nationale: des spectacles se montent dans tous les parcs, les politiciens font de beaux discours, et les quartiers se vêtissent en bleu et blanc.

Initialement, cette fête prend ses origines dans l'occident pré-chrétien: il s'agissait d'un événement païen visant à célébrer le solstice d'été. Elle se tenait ordinairement le 21 juin mais elle fut rapidement assimilé à la Saint Jean Baptiste du 24 Juin. Ludger Duvernay, un patriote et le fondateur de la société Saint Jean Baptiste, en fit une fête nationale patriotique en 1834: son objectif était d'unir les Canadiens, en opposition aux Loyalistes, afin de décider de l'avenir du pays. La fête et son rôle évoluèrent au fil des ans et ce n'est que vers la fin des années 1970 que les séparatistes Québécois se l'approprièrent dans le but de diffuser plus largement leur message.

Bref, aujourd'hui, il s'agit surtout d'un grand rassemblement où les artistes de tout bord se donnent en spectacle, tant sur les plaines d'Abraham à Québec qu'au Parc Maisonneuve à Montréal. Mes amis et moi avons clairement évité le rassemblement en se réfugiant dans un parc presque abandonné du nord de la ville.

-"Hein? Mais pourquoi? C'était une chance d'assister à cette expression culturelle dans son état le plus naturel!"

Certes. Mais il y aurait eu une foule beaucoup trop importante pour nos petits côtés associables. En période de trop grand remue-ménage, on préfère s'isoler. Mais nous n'avons rien perdu: nous avons passé une fort agréable après midi entre amis, à pique-niquer, jouer à la pétanque, et brûler au soleil! Nous avions tout le matériel nécessaire à une excellente journée! ^-^ Bon... Je l'avoue: je me suis faite humilier à la pétanque. Après deux cinglantes défaites, je devais m'y résoudre: j'étais meilleure à la descente de bière qu'à lancer les boules... Une question de pratique, j'imagine! Ce n'est pas comme si je venais du Sud Ouest et que nous jouions à ce jeu à chaque fête de famille...

Sans commentaire, s'il vous plaît! ^-^

Après cette fort agréable après midi, nous avons été prendre un verre chez Max, profitant de la douceur du soir. Vers 22h, je rejoignis d'autres amis pour l'anniversaire de Fujiao. Bref, j'ai passé une excellente Saint Jean, quoique je n'ai assisté à aucun des concerts proposés. Comme quoi, il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. ;)