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17 mai 2013

"Vers l'Infini et plus loin encore!!!! "(Enfin, on va commencer par le Pérou...)

Quoi de mieux pour reprendre le trépidant récit de mes sautes d'humeur qu'une perspective de voyage? Car ce qu'il y a de bien dans les mariages, c'est quand même le voyage de noces. Bon, vous me direz, nous, nous partons plus d'un an après et en sac à dos: on est loin de l'image de l'île paradisiaque et des cocktails à volonté. Pas que ça nous aurait déplu: parmi la multitude des idées que j'ai proposées à Jules, il y avait un six mois de mini tour du monde, avec escale à Thaîti. Je me voyais déjà parcourir la planète avec mon teint halé et mon sac à dos, main dans la main avec Jules! En moins de dix jours, j'avais déjà fait une simulation des trajets en avion, estimé les coûts de transports et de logement, écrémé les forums des pays préalablement sélectionnés, emprunté les guides touristiques et soumis une ébauche de périple à Jules. Bon, Jules n'est pas fun: il a usé d'arguments fallacieux du type "travail, argent, dettes" pour repousser mon tour du monde. Du coup, je me suis tournée vers un plan B: soit on s'achetait un Westfalia et on traversait le Canada en six semaines, soit on partait à la Conquête du Pérou et de la Bolivie. Finalement, pour de multiples raisons, c'est l'Amérique du Sud qui l'a emportée! :)

Bref, d'ici quelques semaines, nous affronterons l'altitude et les lamas pour découvrir les fameuses Cités d'Or. :) A défaut, on devrait au moins voir des condors et le Macchu Pichu! Evidemment, comme à chaque fois, je m'emballe: j'ai déjà tout lu et tout prévu! Régulièrement, je coince Jules dans un coin et lui expose les millions de projets que j'ai imaginés. Patiemment, il sourit et hoche la tête. Il est toujours d'accord pour tout mais je me dis parfois que je prends trop de place... Maintenant que les billets d'avion sont achetés, je lis mes guides touristiques en détail avec un mélange d'excitation et d'inquiétude. Je redoute le mal de l'altitude qui pourrait compromettre pas mal de visites sur place: après tout, il ne faut pas aller très loin pour être haut au Pérou, et je ne parle même pas de la Bolivie. Mais j'ai hâte d'y être et de découvrir autant de beautés et de richesses culturelles et humaines. On va faire une partie du voyage avec le frère de Jules et son chum. C'est chouette: c'est toujours plus agréable d'être un petit groupe. Ça me rappellera le Mexique, qui demeure l'un de mes plus beaux voyages. 

Une coupure dans notre vie, dans nos soucis, dans notre quotidien. Une découverte d'un ailleurs, pour nous remettre en question, pour prendre conscience de la chance que nous avons mais aussi des façons de vivre différentes. Toutes ces richesses du voyage qui font que lorsqu'on a commencé, on n'est plus capable de s'arrêter. Souvent, je parcours, un brin envieuse, les blogs des arpenteurs du Monde qui, sac sur le dos, bâton dans la main, ont un jour décidé de tout laisser là pour partir à la rencontre des Autres. Au fond, il n'y a pas meilleur moyen de se comprendre que de se rendre sur place pour vivre, un instant, un jour, une vie, dans le quotidien d'Autrui. 

28 juin 2010

Vacances en Tout-inclus: Faîtes comme chez-vous chez les autres!

Eh bien voilà! Nous y sommes! Depuis une semaine, me direz-vous, mais bon, ce n'est pas encore terminé donc je ne suis pas vraiment en retard: voici l'été et son lot de coups de soleil et de coûts de soleil! Car oui, Messieurs-Dames, qui dit "été", dit "vacances". Enfin, pour la plupart du monde. Ceux qui travaillent à l'année longue et qui rêvent en secret de plage de sable blanc et de cocktail à volonté. Notez, c'est pas vraiment mon type de vacances, le farniente inutile entre gens livides et riches (en tout cas, plus riches que la population locale), sur une plage du sud. Oui, une "plage du sud": car qui veut le type de vacances énoncé plus haut se moque bien de savoir si "Sud" est un pays ou une zone, du moment qu'il rime avec platitude. Du soleil, la mer, une horde de touristes qui parlent la même langue que vous mais en version "pain de viande sur la plage": voilà la définition des vacances "all inclusive" que la plupart des personnes rêvent de se payer. En clair: Montréal mais avec la chaleur, l'alcool à volonté (ce ne serait pas de vraies vacances sans vomir sur la plage à 17h30, après l'ingestion du dix-septième "cocktail de la mer") et en maillot de bain. Remarquez, grâce au Club Med et autres institutions touristiques du même acabit, nous pouvons désormais aller dans tous les pays du monde (ou presque: il ne faudrait pas que ce soit trop laid autour!) sans en visiter un mètre carré, voire sans parler à une seule personne de la place, si le cœur nous en dit! Fabuleux. On n'arrête pas le progrès. 

Je critique, je critique, mais j'ai déjà participé à cette colonie de vacances pour adultes! J'ai eu la chance de faire une croisière en Egypte avec ma maman: c'était magnifique, parce que l'Egypte est un pays magnifique, mais il n'en demeure pas moins que certains de mes compagnons de voyage, en véritables habitués de ces aventures en pantoufles, m'ont convaincue que mes expéditions sac-à-dos, quoique peu reposantes, avaient au moins le mérite de me remettre à ma place devant le reste du monde. Il faut bien être un égocentrique touriste fortuné et orgueilleux pour réprimander un serveur comme un enfant parce que "le vin égyptien est "dégueu""... 

Bref, bien-sûr, je fais des généralités: certains voyages organisés ont leur charme et ce n'est pas parce qu'on y participe qu'on est un touriste égocentrique...N'empêche, je me demande toujours pourquoi on fait tant de foin pour que ceux qui viennent chez nous s'adaptent à notre culture en renonçant, ou tout du moins en faisant d'importantes concessions, à la leur, alors que nous, nous créons des répliques de notre vie dans un pays qui n'est pas à nous. Et dont la culture ne nous intéresse pas d'ailleurs. Je me demande comment réagirait notre société si un organisme de tourisme musulman, mettons, venait créer chez nous un "village touristique" à l'image de leur société, duquel personne ne sortirait jamais, puisque ce n'est pas vraiment notre peuple qui les intéresserait. Sans doute que ce nouveau Club Med serait quelque peu décrié... Mais ce n'est pas pareil, sûrement, n'est-ce pas? C'est vrai, après tout, entre vacances et installation, il y a une marge. Pourtant, je trouve déplacé d'aller dans un pays et d'en repartir, deux semaines après, sans en connaitre la moindre chose, sinon qu'ils font très bien le Métropolitan...

Dans quelques semaines, Jules et moi partons à Cuba. En tout inclus. Il semblerait que, puisque tous les touristes, ou presque, qui s'y rendent sont en Tout inclus, cela revient moins cher. C'est indéniable. J'ai eu beaucoup de mal, cependant, à l'admettre pour toutes les raisons que je viens d'évoquer. Un détail me rassure: du tourisme en terre étrangère, cela demeure ce qu'on veut en faire. Personnellement, je veux visiter Cuba, découvrir ses trésors et sa population, faire de la plongée et me ridiculiser en parlant espagnol comme une vache anglaise. L'hôtel demeure un point d'ancrage et non une finalité. Parce que traverser l'océan et poser le pied ailleurs sans regarder autour de moi serait du gâchis. C'est un peu comme entrer chez quelqu'un sans le saluer et aller allumer sa télé pour regarder les nouvelles de chez nous. ça manque de classe un peu...Enfin, c'est un avis. Chacun mène sa vie comme il l'entend, mais il ne faut pas s'étonner que les autres fassent pareil chez nous.

7 novembre 2009

Le "Sutra" de Sidi Larbi Cherkaoui: une danse des moines mitigée.

Sidi Larbi Cherkaoui et les moines de Shaolin. Enfant, je me rappelle avoir souvent vu des affiches promouvant des spectacles mettant en scène les célèbres bouddhistes et leur Kung Fu. Qui n'a jamais rêvé d'être aussi fort et agile que Bruce Lee ou que les bonzes aux robes couleur soleil? Plus qu'un simple art martial, les figures et les prouesses des prêtres de Shaolin ont fait le tour du monde pour leur caractère gracieux et souple. De fait, lorsque mon amie m'a proposé d'aller assister à ce spectacle, tout l'enthousiasme de mon enfance a refait surface! Le spectacle débutait mardi et s'achèvera dimanche. Ami, Elo et moi y sommes allées hier soir. Les artistes se produisant au théâtre Maisonneuve à 20h, nous avions rendez-vous à 19h30 pour prendre possession de nos places, dans le coin des pauvres, tout en haut de la salle. Notez que, à part quelques menus détails, nous n'étions pas si mal placées.

D'entrée de jeu, la mise en scène m'a étonnée: l'idée de départ était de placer deux personnages particuliers, un enfant et son "père", sur le côté de la scène, qui reproduisait, à petite échelle, la mise en scène qui se déroulait sur le côté. En somme, nous avions un agrandissement de l'action principale à côté d'elle. En fait, et j'ai appris ce détail en lisant le programme, il s'agissait de symboliser la rencontre entre deux mondes: le "père", danseur Belge, dont les contorsions ont provoqué de nombreuses grimaces de douleur dans la salle, et un mini moine "bouddhiste" de onze ans, le "fils", dont les acrobaties auraient fait pâlir de jalousie le plus souple des chimpanzés. Jusque là, pourquoi pas? La manière d'aborder l'espace est originale et, ma foi, fort intéressante. J'ai haussé un sourcil, cependant, quand je me suis aperçue que l'accessoire principal du spectacle était des grandes boîtes rectangulaires, desquelles entraient et sortaient sans cesse les personnages. En fait, il s'agit d'une œuvre d'un sculpteur Britannique Antony Gormley: les artistes en usent autant comme des légos, des dominos, bref comme des jeux d'enfants à échelle humaine. Pourtant, les voir ainsi entrer et sortir de ces rectangles me rappelaient un mauvais film de morts-vivants.

Tour à tour marionnettes, croque-mort ou moines, les danseurs, car ils obéissaient à une chorégraphie rigide, tournaient autour de ces boîtes comme s'il se fut agi de cercueils. Durant une heure, car le spectacle ne dura pas plus longtemps, les artistes poussaient des cris à intervalles réguliers, en réalisant des figures acrobatiques plus proches de la gymnastique que de Bruce Lee et un peu trop tous à la fois, sans organisation très définie, pour que nous puissions voir clairement ce qu'ils cherchaient à démontrer. En même temps, me direz-vous, Bruce Lee venait de Hong Kong et n'avais pas grand chose à voir avec les moines de Shaolin.

D'un point de vue général, nous n'avions peut être pas la meilleure place pour profiter du spectacle: lorsqu'ils tentaient d'amener un peu de suspense dans la mise en scène, cachant grâce à leurs cercueils debout l'arrière de la scène, nous voyions absolument tout car nous étions au plus haut de la salle. Un certain nombre d'aspects m'ont cependant déçue: outre les acrobaties, un peu trop de type gymnastique, les armes étaient, pour ainsi dire, tellement étranges que j'ai manqué éclaté de rire: la hallebarde, notamment, avait sa lame qui claquait au vent, révélant à tout le monde ses cris d'aluminium collé à un bâton de bois. La lance brillait de tous ses feux, avec beaucoup trop d'éclat pour être une matière solide originale. Le bâton, enfin, avait plus l'air d'une branche en mal de développement que d'une tringle à rideaux en bois.

-"Une tringle???"

Eh bien, oui. Le bâton qui est utilisé en Kung Fu White Crane ressemble plus à une grosse tringle à rideau qu'à un jonc de marais, comme celui qu'utilisaient les artistes, hier soir. En somme, la mise en scène était originale et le spectacle intéressant du point de vue strictement esthétique: certaines parties, comme celle où, en ombres, ils réalisent des formes de Kung-Fu rapide et précis, méritent le détour. Là où le bas blesse c'est au niveau du fond: les moines ont, semble t-il, jeté un sac de poudre aux yeux aux spectateurs en réalisant des roues sans les mains et en poussant des râles de mourant à chaque coup, mais ils n'ont jamais vraiment mis en valeur leurs qualités de combattant et de véritables adeptes de leur Art Martial, dans lequel, je n'en doute pas une seconde, ils doivent pourtant exceller. Bien-sûr, je suis peut-être trop exigeante: une Française (décidément, nous sommes partout), installée derrière nous, a ponctué chaque roue du spectacle par des : "oh" "ah""excellent"! Enfin, à la fin du spectacle, elle s'est exclamée:

-"oh non! C'est passé trop vite!"

J'ai alors eu envie de lui dire que, une heure, en effet, ça passe vite et que c'est pour cette raison que la durée classique d'un show, quel qu'il soit, est plutôt de une heure et demie. Mais il est bon de conserver ses illusions, dans notre monde, alors j'ai préféré la laisser dans sa bulle.

Bref, en définitive, même si je ne regrette pas d'avoir assisté à ce spectacle, je suis tout de même assez déçue du résultat. Comme quoi, parfois, le rêve est bien meilleur que la réalité et, inéluctablement, la magie des artistes est grandement liée aux attentes du public. L'une de mes amies, elle, a bien aimé parce qu'elle venait surtout voir un spectacle de danse et l'approche de rencontre des mondes occidentaux et orientaux était, pour le moins, bien rendue. De ce point de vue, il est indéniable qu'elle a été comblée. Quoique, si j'étais vraiment méchante je dirais que la danse était tout de même brouillonne, par moments, avec un manque de coordination sans doute volontaire mais qui rendait l'ensemble moins gracieux.

N'empêche, une roue sans les mains, c'est quand même classe...

26 septembre 2009

Remous de vie.

Longtemps sans écrire, une fois de plus. L'ennui avec les intermèdes qui durent, c'est qu'on ne sait jamais par quoi commencer lorsqu'on tente de reprendre le fil des événements. J'achève actuellement un petit périple en Ontario avec ma maman. En fait, elle voulait aller voir les fameuses Chutes du Niagara, personnellement, j'avais des archives à ramasser à Toronto: allier les deux était une agréable solution. La première fois que j'ai mis les pieds dans cette grande ville, je ne savais trop qu'en penser. Certes, je logeais dans une très agréable auberge, le Clarence Castle, où je rencontrai de forts sympathiques voyageurs. Certains étaient là depuis des mois, travaillant en ville et retournant, chaque soir, au sein de l'agréable nid douillet. Toronto, pourtant, m'était apparue trop grande, trop lumineuse, trop finalement. Elle me faisait l'effet d'une de ces grandes constructions sans âme qui poussent sur notre planète comme autant de boursouflures purulentes. Ma seconde visite au sein de la capitale de l'Ontario modifia quelque peu mon point de vue: à force d'arpenter les rues, j'appris à en apprécier les charmes. J'y laissai même mon lacet en guise de souvenir.

-"Gnê?"

En fait, je l'ai perdu. Il était un peu usé et je ne me suis pas rendue compte qu'il profitait de mon périple pédestre pour se choisir son lieu de retraite. De fait, je marche avec une chaussure sans lacet depuis trois jours! Certes, rien de grave mais ne pas avoir ma cheville tenue ne m'aide en rien pour mon équilibre. J'ai dû manquer choir au moins dix fois depuis...

-"C'est ça! Mets ça sur le dos du lacet!"

Sans commentaires...^_^

J'ai donc quitté Toronto et la charmante auberge ce matin pour faire une halte à Ottawa. La ville est jolie mais je commence à m'inquiéter de mon temps de travail qui rétrécit comme peau de chagrin. Il est temps de renter. En outre, mon directeur m'a écrit mercredi pour me rencontrer. Je ne peux m'empêcher d'être inquiète: j'ai toujours l'impression qu'il va découvrir que je ne suis pas au niveau d'un doctorat et que je n'ai pas ma place parmi mes compagnons chercheurs. Je n'ose imaginer la déception de mon père et de ma famille. Encore une fois, nous sommes prisonniers de la vie que nous nous sommes imposés.

Bref, ce soir, nous dormons à Ottawa: l'auberge de jeunesse est correcte, quoique les lits sont tremblotants lorsque je grimpe dessus. Un peu plus tôt, alors que je consultais distraitement mes messages, je vis bouger la moquette à mes côtés. D'un tempérament curieux, je m'approchai du revêtement de sol coupable: une espèce dégoûtante d'insecte tentait de se fondre dans le tapis élimé. Composé d'un corps allongé couleur urine, il avait plus de pattes que n'importe quelle bestiole croisée auparavant. Elles lui entouraient tout le corps comme des franges de tapis. J'eus un léger haut-le-cœur mais mon orgueil me permit de battre en retraite sans pousser le hoquet de dégoût qui affleurait à mes lèvres. Je me perchai sur mon lit superposé, estimant qu'avec autant de pattes, l'animal à franges ne pourrait pas grimper sur un barreau lisse...

Je me concentrai à nouveau sur les nouvelles Internet. J'eus un nouveau choc, plus important et plus émotionnel celui là: Pierre Falardeau et Nelly Arcan sont morts, à 24h d'intervalle. Le premier est fameux en sol Québécois pour ses positions très marquées et très virulentes concernant la souveraineté de la Belle Province. Il fut un cinéaste et un auteur, très engagé politiquement comme peu d’artistes le sont encore. Il était atteint d’un cancer qui a, semble t’il, gagné la bataille le 25 septembre dernier. Nelly Arcan, quant à elle, était un auteur très en vogue. Pour avoir lu quelques-unes de ses œuvres et pour avoir entendu une ou deux de ses entrevues, elle apparaissait comme une jeune femme pleine de talents qui avait beaucoup de choses à dire. Un de ces êtres tourmentés qui ont la plume dans le sang et qui tente, leur vie durant, de surmonter les douleurs sourdes de leur existence par le biais de l’écrit. Cette fois, il semblerait que cela n’ait pas suffi.
Je ne suis pas grand-chose ici-bas. A priori, je connaissais bien moins ces deux personnages de la culture québécoise que la majorité de mes amis ayant grandi avec. Pourtant, je trouve toujours étrange de s’apercevoir que, depuis quelques mois, les grands artistes de notre vie, passée ou présente, nous quittent tous, les uns après les autres. La fin d’une génération, peut être… Nelly Arcan n’avait que 36ans, pourtant …

25 juin 2009

Saint Jean amateur à Montréal!

Hier, nous étions le 24 Juin, autrement dit la Saint Jean Baptiste. Ici, au Québec, cela correspond à la fête nationale: des spectacles se montent dans tous les parcs, les politiciens font de beaux discours, et les quartiers se vêtissent en bleu et blanc.

Initialement, cette fête prend ses origines dans l'occident pré-chrétien: il s'agissait d'un événement païen visant à célébrer le solstice d'été. Elle se tenait ordinairement le 21 juin mais elle fut rapidement assimilé à la Saint Jean Baptiste du 24 Juin. Ludger Duvernay, un patriote et le fondateur de la société Saint Jean Baptiste, en fit une fête nationale patriotique en 1834: son objectif était d'unir les Canadiens, en opposition aux Loyalistes, afin de décider de l'avenir du pays. La fête et son rôle évoluèrent au fil des ans et ce n'est que vers la fin des années 1970 que les séparatistes Québécois se l'approprièrent dans le but de diffuser plus largement leur message.

Bref, aujourd'hui, il s'agit surtout d'un grand rassemblement où les artistes de tout bord se donnent en spectacle, tant sur les plaines d'Abraham à Québec qu'au Parc Maisonneuve à Montréal. Mes amis et moi avons clairement évité le rassemblement en se réfugiant dans un parc presque abandonné du nord de la ville.

-"Hein? Mais pourquoi? C'était une chance d'assister à cette expression culturelle dans son état le plus naturel!"

Certes. Mais il y aurait eu une foule beaucoup trop importante pour nos petits côtés associables. En période de trop grand remue-ménage, on préfère s'isoler. Mais nous n'avons rien perdu: nous avons passé une fort agréable après midi entre amis, à pique-niquer, jouer à la pétanque, et brûler au soleil! Nous avions tout le matériel nécessaire à une excellente journée! ^-^ Bon... Je l'avoue: je me suis faite humilier à la pétanque. Après deux cinglantes défaites, je devais m'y résoudre: j'étais meilleure à la descente de bière qu'à lancer les boules... Une question de pratique, j'imagine! Ce n'est pas comme si je venais du Sud Ouest et que nous jouions à ce jeu à chaque fête de famille...

Sans commentaire, s'il vous plaît! ^-^

Après cette fort agréable après midi, nous avons été prendre un verre chez Max, profitant de la douceur du soir. Vers 22h, je rejoignis d'autres amis pour l'anniversaire de Fujiao. Bref, j'ai passé une excellente Saint Jean, quoique je n'ai assisté à aucun des concerts proposés. Comme quoi, il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. ;)